Nous rejetons fermement la logique de pureté militante, cette exigence toxique qui paralyse l’action et divise nos rangs. Militer en collectif est complexe et nous assumons pleinement nos tensions internes.
Nous essayons de mener des actions qui semblent s’opposer parfois : nous essayons à la fois d’être super pointues, par d’être sérieuses théoriquement, de lire des auteurices variéEs et contradictoires ET nous essayons de tenir un registre super accessible et de vulgarisation. Nous essayons d’agir, de soutenir des personnes à agir en militant, ce qui nécessite de la spontanéité, de la sécurité. Et en même temps nous évoluons dans un contexte où la violence de pureté militante peut être atroce, et immobilise.
Dans un monde qui se fascise, il nous semble essentiel de participer à construire une résistance antiraciste, tous les jours, parce que le projet fasciste est un projet essentiellement raciste.
D’un autre côté, nous sommes un collectif antivalidiste, et notre spécificité et expertise (relative) consiste à démontrer que le validisme est une organisation sociale qui hiérarchise les vies. Il faut faire les deux, mais il nous semble que ce n’est jamais assez, ni de l’un, ni de l’autre. Pour toutes ces raisons, nous essayons de travailler en tenant tous ces objectifs ensemble. Et en même temps, il faut accepter que c’est tâtonnant.
