Il est crucial de ne pas confondre ces deux termes, car c’est là que se joue notre autonomie :

ApartisanEs : Nous ne soutenons aucun parti, aucune formation électorale, et nous refusons toute allégeance institutionnelle. Qu’ils se revendiquent de gauche, de l’écologie politique ou d’autres courants, les partis restent des machines de gestion du pouvoir qui, historiquement, ont trop souvent relégué nos luttes (validisme, antiracisme, féminisme radical) au second plan ou les ont instrumentalisées. Nous ne serons jamais la « variable d’ajustement » d’un programme électoral.

Profondément politiques : Loin d’être neutres ou détachées, nos actions sont éminemment politiques. Le politique, pour nous, ne se limite pas aux urnes ou aux hémicycles ; il réside dans le rapport de force, la transformation des structures de domination et la conquête de droits. Notre combat contre le patriarcat, le validisme, le racisme et le classisme est un acte politique majeur qui vise à bouleverser l’ordre établi.

Notre mode d’action : l’interpellation de rapport de force

Notre stratégie consiste à utiliser notre puissance collective pour interpeller solidement les acteurices de la vie politique qui détiennent du pouvoir.
Nous ne demandons pas la permission, nous exigeons des comptes. Notre objectif est de contraindre celleux qui se réclament de valeurs progressistes à intégrer concrètement et sans compromis nos revendications.
Nous restons dans nos espaces autonomes, hors des appareils partisans, pour mieux peser sur le débat public. C’est depuis cette position d’extériorité critique et de radicalité que nous faisons bouger les lignes, en rappelant que la vraie politique se fait dans la rue et dans les luttes, pas dans les compromis de couloir.