Nous rejetons la dictature du corps « normal ». Le validisme et le patriarcat utilisent le poids comme outil de contrôle, qu’il s’agisse de stigmatiser les corps gros ou de pathologiser les corps maigres.

Contre la grossophobie : Nous dénonçons une violence structurelle (refus de soins, discriminations à l’embauche, harcèlement) qui frappe surtout les femmes, les personnes racisées et pauvres. La grosseur n’est ni un échec moral ni une maladie, mais une variation humaine. Refuser de soigner une personne sous prétexte de son poids est une violence inacceptable.
Pour la défense des corps maigres : Nous luttons aussi contre les discriminations visant les corps maigres, qu’ils soient constitutionnels ou liés à la maladie, au handicap et aux traitements médicamenteux. Ces personnes subissent souvent un regard médical intrusif, des injonctions culpabilisantes (« mangez donc ! ») et une négation de leur autonomie au nom d’une norme de santé imposée.
Notre exigence : La souveraineté corporelle totale. Qu’ils soient gros, maigres, marqués par la maladie ou les médicaments, tous les corps ont droit au respect, à l’espace public et à des soins inconditionnels. Aucun corps n’a à se justifier ou à se modifier pour être digne d’exister.