Le racisme et le colonialisme ne sont pas seulement des idéologies, ce sont des systèmes matériels qui produisent du handicap et définissent la norme du corps « acceptable ».
Ce que cela signifie : Nous reconnaissons que le colonialisme et l’impérialisme ont directement produit du handicap par la violence de guerre, l’exploitation industrielle, les expérimentations médicales et la destruction des environnements de vie. Mais ils ont aussi produit une idée du handicap : celle d’un corps « déviant » par rapport à la norme blanche, valide et occidentale imposée comme référence universelle.
Notre féminisme est décolonial : il refuse cet universalisme blanc qui efface les réalités des personnes racisées, souvent privées d’accès aux soins, sur-exposées aux violences policières et aux mutilations institutionnelles. Nous luttons contre le racisme systémique, l’islamophobie, l’antisémitisme et toutes les formes de discriminations liées à l’origine, en solidarité avec les luttes des peuples autochtones, des personnes issues de l’immigration et des quartiers populaires. Comprendre que le validisme est un héritage colonial, c’est refuser de soigner les symptômes sans s’attaquer à la racine impérialiste de nos oppressions.
