Quand on pense « handicap », on imagine très généralement une personne en fauteuil roulant. C’est même devenu le symbole international du handicap. Pourtant, en France, on estime à seulement 2% le nombre de personnes handicapées en fauteuil, tandis que 80% des handicaps sont des handicaps dit « invisibles », tels que la surdité, l’autisme, les douleurs chroniques, les troubles psy (bipolarité, schizophrénie, dépression, etc), les troubles cognitifs (dyspraxie, dyslexie, etc)…

L’expression « handicap invisible » recouvre donc un large spectre de troubles. « La personne souffrant d’un handicap invisible a souvent des difficultés à se faire reconnaître par les autres comme handicapée. Les situations de handicap sont mal identifiées par son entourage, qui ne comprend pas les difficultés qu’elle peut rencontrer sur des tâches simples. » (source : https://handinorme.com/accessibilite-handicap/45-le-handicap-invisible-comprendre-les-differents-handicaps).

Cependant, il est faux de croire que les handicaps dits invisibles sont toujours réellement invisibles, car les handicaps cités impactent fortement notre fonctionnement et notre relation aux autres.

Il n’y a pas de « profil type » ; on peut être handicapé.e à n’importe quel âge, quels que soient notre sexe, notre apparence, notre classe sociale, etc. Même si la personne en face de moi a l’air parfaitement valide et en bonne santé, elle peut être handicapée.

Ainsi, lorsqu’une personne s’assoie dans un métro bondé, prend l’ascenseur pour un étage, ou demande à passer prioritaire en caisse sans fauteuil ni canne, demandez-vous si cette personne n’est pas simplement handicapée avant d’interpeller ou critiquer ouvertement cette personne.

Pour les personnes ayant un handicap dit invisible, il est très difficile de devoir en permanence justifier ledit handicap. Par ailleurs, attention à ne pas opposer handicap visible et invisible, comme deux catégories opposées.

L’aspect visible d’un handicap (fauteuil, canne, chien d’assistance, etc) cache souvent des troubles ou handicaps bien « invisibles » (douleurs chroniques, difficultés psy, etc).

 

Quelques sources pour aller plus loin :